Hôtel de Ville Aix-en-Provence / Wikimedia

Quelques jours après la pose de la première pierre du Palais de Justice d'Aix-en-Provence, c'est à celui de Montpellier qu'avait rendez-vous Maryse Joissains Masini hier, lundi 14 mai 2018, pour répondre aux accusations de détournements de fonds publics et prise illégale d'intérêts.

Maryse Joissains 7 mai 2018 Aix-en-Provence

Pas de nouveaux éléments concernant les affaires en question, celle de la promotion express de son chauffeur en 2013 ainsi que celle de l'embauche d'une de ses collaboratrices à la Communauté du Pays d'Aix.

Le procureur estime que la promotion d'Omar Achouri, alors que situé en 50ème position sur la liste, "était erronée de manière criante" et n'avait pour but que de "gratifier un proche".

Concernant l'embauche de sa collaboratrice, en charge de la cause animale à la Communauté du Pays d'Aix, Maryse Joissains estime que sa relève de son pouvoir "discrétionnaire", quand bien même que ce ne soit pas une compétence de l'agglomération et qu'aucun vote en ce sens n'ait eu lieu, "l'autorité territoriale, c’est moi".

Une autre affaire était jugée, celle de Christophe Achouri, fils du chauffeur de Maryse Joissains, soupçonné d'emploi fictif.

Le procureur a requis contre Maryse Joissains 18 mois de prison dont 9 mois ferme ainsi qu'une peine d'inéligibilité de dix ans et concernant Christophe Achouri 12 mois de prison dont 6 mois ferme ainsi que l'interdiction d'exercer dans la fonction publique pendant 5 ans.

Le décision sera rendue le 18 juillet prochain.